CAN U23 : la ruée vers l’or

Quels sont les trois pays qui représenteront le football africain aux Jeux Olympiques, Tokyo 2020 ?
Un peu de patience, on connaîtra le trio le 22 novembre à l’issue de la CAN U23 qui s’installe pour deux semaines en Egypte. Sur la liste de départ on trouve l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria et la Zambie

L’épreuve, à la différence des autres Coupes d’Afrique, est une compétition hybride. Sa périodicité est quadriennale et non pas biennale. Elle a été créée dans le seul but de servir de tremplin à la qualification olympique. Elle s’est substituée en 2011 à la formule des face-à-face à élimination directe. Cette année-là le Gabon avait remporté le tournoi devant le Maroc et l’Egypte. En 2015, le Nigeria avait gagné la finale face à l’Algérie ; l’Afrique du Sud avait pris la troisième place. Personne ne sera, dans cet esprit, surpris par les propos d’avant-tournoi du capitaine de la Côte d’Ivoire, Chester Diallo, « notre objectif minimum est de figurer parmi les trois premiers ». Ce sera donc Tokyo ou rien. Le titre dans la catégorie a donc un caractère secondaire.

Plusieurs joueurs parmi les 168 (21 par équipes) présents en Egypte ont déjà joué avec la sélection A et y retourneront un jour. Et parmi les sélectionneurs il y a plusieurs grands noms. Le plus connu s’appelle Rigobert Song. Il a disputé quatre Coupes du monde sous le maillot des Lions Indomptables du Cameroun et détient le record de matches joués en Coupe d’Afrique des Nations. La formation égyptienne est dirigée par Shawky Gharib, un ancien milieu de terrain qui a passé une dizaine d’années avec l’équipe nationale, remportant entre autres la CAN 1986. Le Ghanéen Ibrahim Tanko est lui aussi un ancien international qui a effectué sa carrière professionnelle en Allemagne, à Dortmund et à Fribourg. Le Zambien Beston Chambeshi est un ancien joueur des Nkana Red Devils qui a participé aux JO de Séoul en 1988. Des hommes d’expérience, tous anciens internationaux. Fanyeri Diarra n’a pas la même notoriété que ses collègues en dépit de ses 82 sélections en équipe nationale. Il chaque Malien se souvient de ce jour de 2015 où, en Nouvelle-Zélande, il a emmené les moins de 20 ans de son pays sur la troisième marche du podium mondial (en battant le Sénégal lors du match de classement).

Bon à savoir

  • 66 matches ont été joués pendant la phase éliminatoire. Le Ghana a effacé, tour à tour, le Togo, le Gabon et l’Algérie ; le Cameroun s’est défait du Tchad, de la Sierra Leone (fédération suspendue) et de la Tunisie ; l’Afrique du Sud a pris le meilleur sur l’Angola et le Zimbabwe ; la Côte d’Ivoire a gommé le Niger et la Guinée ; le Mali a mis à la raison l’Ethiopie et le Maroc ; le Nigeria s’est débarrassé de la Libye et du Soudan ; et la Zambie a pris le meilleur sur le Malawi et le Congo.
  • Les trois pays du Maghreb ne sont pas présents au rendez-vous égyptien. L’Algérie a chuté face au Ghana, le Maroc face au Mali et la Tunisie face au Cameroun.
  • Les 21 sélectionnés égyptiens évoluent dans leur championnat national. Les Sud-Africains se comptent 18, les Zambiens 13, les Nigérians 10, les Ghanéens 9, les Maliens 5, les Camerounais 3 (les 3 gardiens), et les Ivoiriens 1. Les championnats d’Egypte et d’Afrique du Sud ont les meilleurs championnats avec les trois pays maghrébins.

Programme
Groupe A
08/11  Egypte   – Mali
08/11  Cameroun – Ghana
11/11  Egypte   – Ghana
11/11  Cameroun – Mali
14/11  Egypte   – Cameroun
14/11  Mali     – Ghana
Groupe B 
09/11  Nigeria        – Côte d’Ivoire
09/11  Afrique du Sud – Zambie
12/11  Nigeria        – Zambie
12/11  Côte d’Ivoire  – Afrique du Sud
15/11  Nigeria        – Afrique du Sud
15/11  Côte d’Ivoire  – Zambie

Demi-finales le 19 novembre
Match de classement et finale le 22 novembre


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