Lettre ouverte au Président de la République française, Emmanuel Macron

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République française, Emmanuel Macron.

Monsieur le Président je vous fais une lettre que vous lirez peut-être…
Le vendredi 19 mars vous avez organisé une réunion en visio-conférence avec un certain nombre de personnalités militantes de la francophonie à laquelle vous attachez, à raison, une très grande importance. Je ne doute pas que vos discussions aient été pertinentes et fructueuses.

Au même moment ou presque, après avoir quelques heures plus tôt refusé de libérer les internationaux africains pour les deux matches capitaux à venir dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, notre Ligue du football professionnel française a adressé un courriel à tous les clubs dans le but de préciser les nouvelles conditions à leur mise à disposition. Les joueurs concernés sont tenus d’emprunter un jet privé au retour et de procéder à un test PCR chaque jour pendant les sept jours qui suivent leur retour en France, dans le but d’éviter une septaine… »
Question : combien de pays peuvent offrir des vols en jet privé à leurs joueurs pour revenir en France ?


C’est un vieux journaliste qui, dans quelques mois, fêtera ses cinquante ans de collaboration avec le sport africain sous les couleurs de RFI, de TV5 et de différents magazines, notamment France Football et Afrique Football, qui vous le dit.  C’est un très sale coup porté à l’image de la France déjà bien égratignée ces dernières années. Et au-delà, bien sûr, à la francophonie. Je lis quotidiennement la presse africaine, Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire. Chacun s’estime abandonné par la France.
Vous ne pouvez pas ignorer que le football est un grand marqueur des sociétés africaines et que l’attitude des autorités du football français est susceptible de provoquer des mouvements de rejet de notre pays et de nos ressortissants.
Il n’est pas trop tard pour demander aux clubs de libérer leurs joueurs Africains dans les deux ou trois jours au plus tard.

Vous avez, Monsieur le Président, les moyens d’intervenir. Il en va du respect de la France sur le continent africain.

En souhaitant que cette lettre aura suscité une réflexion, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression des sentiments les plus distingués d’un homme qui a passé presque un demi-siècle à tisser des liens très forts avec l’Afrique grâce à la magie football.

Gérard Dreyfus

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